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Ciné-club du lycée

Images de la pensée : cinéma et philosophie

Une activité de ciné-club s’installe au lycée Angellier, explorant les rapports entre cinéma et philosophie. Cette activité est ouverte à tous les élèves de terminales. Les séances s’organiseront au rythme d’un film par mois, suivies une semaine plus tard d’une séance de débat philosophique en rapport avec le programme du baccalauréat.

Séance le mardi 12 janvier à 18h, salle B2.

Matrix, des frères Wachowski – 1999

Durée du film :  135 mn.

The_Matrix_Poster

Images de la pensée Mardi 12 janvier, 18h00, salle B2

Matrix

de Larry et Andy Wachowski, 1993


Synopsis 
:

En 2199, les machines règnent en maîtres sur l’espèce humaine, dont la civilisation est anéantie. Les humains en sont réduits à mener une vie végétative et à fournir de l’énergie à la Matrice. Mis en sommeil, ils sont projetés dans le monde fictif de 1999, alors que la réalité n’est que chaos et destruction.Pourtant, un groupe de résistants, conduit par Morphéus, a réussi à échapper à l’emprise de la Matrice et parvient à réveiller Néo, qui pourrait être le Messie qui doit délivrer l’humanité. A partir de cette  prise de conscience, une lutte s’engage… Mais pour nous s’engage une réflexion philosophique sur les questions de la perception du réel, de l’incertitude ontologique, et de la violence…

Fiche technique

Titre original : The Matrix

  • Interprètes : Keanu Reeves (Néo), Laurence Fishburne (Morpheus), Carie-Ann Moss (Trinity), Joe Pantaliano (Cypher)

« Toutefois j’ai ici à considérer que je suis homme, et par conséquent que j’ai coutume de dormir et de me représenter en mes songes les mêmes choses, ou quelquefois de moins vraisemblables, que ces insensés lorsqu’ils veillent. Combien de fois m’est-il arrivé de songer, la nuit, que j’étais en ce lieu, que j’étais habillé, que j’étais auprès du feu, quoique je fusse tout nu dedans mon lit ? Il me semble bien à présent que ce n’est pas point avec des yeux endormis que je regarde ce papier ; que cette tête que je remue n’est point assoupie ; que c’est avec dessein et de propos délibéré que j’étends cette main, et que je la sens : ce qui arrive dans le sommeil ne semble point si clair ni si distinct que tout ceci. Mais, en y pensant soigneusement, je me ressouviens d’avoir été souvent trompé, lorsque je dormais par de semblables illusions. Et m’arrêtant sur cette pensée, je vois si manifestement qu’il n’y a point d’indices concluants, ni de marques assez certaines par où l’on puisse distinguer nettement la veille d’avec le sommeil, que j’en suis tout étonné ; et mon étonnement est tel, qu’il est presque capable de me persuader que je dors. »

Descartes, Méditations métaphysiques, Ière méditation.

Le film en questions :

1) Sur quel argument philosophique repose le scénatio du film ? Quels sont les concepts mis en jeu ici ?

2) De quels grands textes peut-on rapprocher le film ? Mettez notamment en relation l’argument du film et celui de la première méditation métaphysique, de Descartes.

3) Sur quoi repose notre certitude d’être éveillé ? Au fond, sur quoi repose notre conscience de la réalité ? Comment définir le concept ?

4) Le film vous paraît-il violent ? Comment est traitée cinématographiquement cette violence ? Quel rapport peut être discuté entre violence réelle et celle de l’écran ?

5) Quelle est la position du spectateur regardant le film ? N’y a-t-il pas une violence dissimulée qui vous est faite ?

6) Pour le traitement de quelles notions au programme de philosophie le film pourait-il être utilisé dans une copie ?